Les premiers travaux du Comité Européen du Béton dans le domaine des structures planes étaient orientés vers la détermination de la résistance à la rupture par flexion, pour divers types de dalles et de planchers-dalles, compte tenu de nombreux paramètres, parmi lesquels notamment :
- la forme géométrique des dalles ;
- la nature des conditions d'appui ;
- le type et la disposition des charges.
Ces travaux avaient abouti à la recommandation d'utiliser la théorie des lignes de rupture, suivant les principes exposés au Bulletin n° 27 et les exemples d'application développés au Bulletin n° 35.
Conjointement à ces travaux, le Comité Européen du Béton était conduit à substituer au critère initial de rupture la notion plus logique et plus complète d'états-limites, permettant la prise en considération des divers stades du comportement des structures et des divers critères possibles de "mise hors service" : fissuration excessive, déformations élastiques ou plastiques exagérées, rupture ou instabilité.