Comité Européen du Béton - Objectifs Réalisations et Perspectives (PDF)

N° 100.1974. Comité Européen du Béton: Objectifs, Réalisations et Perspectives Composition 1975 - 1977 des Commissions et Groupes de travail

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À la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans la plupart des pays industrialisés, des idées nouvelles surgirent sur la conception du fonctionnement des pièces en béton et sur les possibilités de progrès technologiques susceptibles d’en résulter. Chacun s’efforçait d’en tirer parti pour réaliser des constructions plus sûres et plus économiques.

Les constructeurs éclairés ne tardèrent pas cependant à entrevoir un très grave danger : la dispersion de ces efforts risquait d’aboutir à une inextricable confusion qui, en définitive, aurait annulé tous les avantages escomptés. Maîtres d’œuvre et réalisateurs, en l’absence d’une voie bien tracée, en effet, tâtonnaient au gré de convictions superficielles ou d’intérêts particuliers.

Il fallait réaliser une synthèse des connaissances et des progrès accomplis, en mettant à la disposition des projeteurs un code unifié « fondé sur des données scientifiquement établies ».

Tels sont les concepts qui inspirèrent la création de ce « Comité Européen du Béton », qu’un chef d’entreprise éclairé, André Balency-Béarn, eut l’idée de créer en 1953 pour faire coopérer les plus grands constructeurs et experts de cette époque.

En fait, pour atteindre ce but, Balency-Béarn adopta également une procédure insolite. Il fit confiance à un jeune ingénieur, Yves Saillard, chargé de la reconstitution des services techniques de la Chambre syndicale des constructeurs français en béton armé, et l’envoya en mission à travers l’Europe pour présenter son programme aux spécialistes les plus éminents des divers pays.

Ainsi, en quelques mois, naquit le Comité Européen du Béton, constitué sous le patronage de six éminents « membres fondateurs », parmi lesquels figuraient deux grands constructeurs : André Balency-Béarn et Emile Nenning, et quatre professeurs renommés : Louis Baes, Hubert Rusch, Eduardo Torroja et Georg Wästlund.

Le caractère équilibré de la composition du comité, heureux présage pour l’avenir, était confirmé par la disposition statutaire selon laquelle chaque délégation nationale devait comprendre, si possible, un constructeur, un projeteur et un professeur.